• Récits d'interventions

    Mon 1er MCE
    (Massage Cardiaque Externe) <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>Une histoire vraie vécue par un secouriste de L'ASSLPFT pour un secour à personne qui a bien falli mal se terminer pour la victime.
    Récit du secouriste :
    <o:p></o:p>

    Le 22 Mars dernier, revenant d’une course chez Feu Vert à Longueau, je partais en direction de la rocade Sud.
    Au niveau du magasin Lapeyre, dans un abribus de la Semta, une dame d’une soixantaine d’année gisait sur le dos au pied d’un couple de passants.
    Me trouvant dans le mauvais sens de circulation, j’ai du remonter l’avenue jusqu’au rond point pour pouvoir revenir vers l’arrêt de bus.
    A mon arrivée, j’ai immédiatement réalisé que la victime était en arrêt cardio-ventilatoire. En fait, on ressent très nettement la sensation d’être en présence d’une personne décédée : visage violacé, immobilité morbide, yeux grands ouverts et sans expressions.
    A ce moment là, panique à bord ! Je ne sais plus quoi faire ! Le syndrome de la feuille blanche que chacun d’entre nous connaît !

     


    J’entreprends, tout de même un semblant de bilan qui confirme ce que je savais déjà. Puis toujours le trou ! PLS ou pas PLS ? J’avoue m’être posé la question !
    Entre temps, je demande à un des badauds, à qui j’avais demandé d’appeler le 15, de me passer le régulateur au téléphone.
    Et la, d’un ton rassurant le médecin m’indique de pratiquer le bouche à bouche et un massage cardiaque.
    A partir de ce moment, probablement rassuré par l’expert, je me suis senti libéré de toutes les incertitudes et hésitations qui m’handicapaient.
    Après cette trentaine de secondes perdues, je commence seulement à intervenir efficacement ! En possession du masque, je n’ai pas l’appréhension de la 1ère insufflation que d’autres ont pu craindre. J’entame ensuite le massage cardiaque, prise des marques, positionnement des mains sur le sternum, les côtes qui se cassent à la 1ère pression et que l’on entend distinctement (2 dans mon cas !). Ensuite, comme à l’entraînement, ou presque ! Alternance bouche à bouche – MCE à une fréquence de 15/1 (j’ai eu une hésitation avec le 15/2). Le visage de la victime retrouve un aspect et surtout une couleur rose. Signes perceptibles rapidement et encourageants de l’efficacité des gestes pratiqués. Le badaud présent me propose son aide. Je lui demande s’il parviendrait à faire le bouche à bouche. Il me répond qu’il veut bien essayer !
    Après 1 ou 2 rectifications de positions et d’intensité d’insufflation, le geste devient efficace et me permet de « souffler » un peu.

    Après une dizaine de minutes (une éternité), arrive le VSAB guidé par quelques curieux. Les pompiers arrivent et, oh surprise, tout aussi nerveux et hésitant que moi quelques minutes auparavant. L’un d’entre eux pose le cardio pompe sur la victime que je m’empresse de saisir. « Vous savez vous en servir ? » me demande t-il. Je lui réponds que « Oui » en positionnant le cardio pompe sur le torse de la victime.
    L’utilisation est plus fatigante que le massage manuel. C’est tout au moins mon ressentiment !
    Les pompiers, pendant ce temps branche l’O2. Le matériel n’est pas opérationnel, l’oxygène n’arrive pas et le bouche à bouche doit être maintenu. Enfin tout rentre dans l’ordre, la victime est sous Oxygène et le DSA (Défibrillateur semi-Automatique) est mis en activité.
    Paradoxalement, le DSA délivre le message suivant : « Choc non recommandé ! »

    Une prise de pouls au stéthoscope est négative ! Bizarre, bizarre ! Un SMUR arrive et le médecin (je pense un interne !). Il refait un bilan, pose une sonde buccale et choque la victime avec un défibrillateur manuel.
    3 chocs successifs ne suffisent pas à relancer une activité cardiaque. La victime est considérée comme DCD et le matériel remballé dans le véhicule. Discutant avec le médecin, je continue à regarder la victime quant une contraction furtive du menton eut lieu. Je dis au Médecin : « Elle a bougée ! » Il me répond, dédaigneusement : « Ce n’est pas possible ! » Mais une deuxième contraction eut lieu à ce moment, sortant le jeune urgentiste inexpérimenté de sa torpeur ! Branle-bas de combat ! Un bilan rapide : le cœur bat. L’O2 est rebranchée et la victime mobilisée vers l’hôpital sud.

     


    Ne reste plus sur le trottoir que moi et le couple de passants ! Nous nous remercions mutuellement avant de repartir chacun de son côté !
    Le lendemain, j’entreprends d’aller aux nouvelles auprès des Urgences. N’étant pas de la famille, aucune information ne m’est communiquée sur l’état de la victime. Dans mon fond intérieur, j’aurais bien voulu savoir ! Avec le recul, je pense que c’est mieux ainsi !

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  • Commentaires

    1
    visiteur_sidonie
    Vendredi 26 Octobre 2007 à 19:22
    L' O2 des pompiers pas op?tionnel, une interne incapable, un secouriste qui lui connait mieux son travail qu'elle, triste tableau. Heureusement tout fini bien pour la dame. F?citation au secouriste et merci pour ce r?t
    2
    visiteur_sapeurbenny
    Samedi 3 Novembre 2007 à 06:53
    ne croit pas que tous les pompiers ou le personnels du SMUR soient bibon. bizard ton article.....hum
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